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Cathy HUNE

PRESENTATION DE MES OEUVRES

27 Février 2010, 18:00pm

Publié par cathy hune

 
Ouvrage 1 : Lucie, sa vie
 
 Il a été publié aux éditions Bénévent en 2004. Vous pouvez le trouver sur
   
Il raconte l’histoire d’une femme de nos jours et à travers son histoire, il aborde des thèmes qui me sont chers : l’amour, l’amitié, la vie, la mort, la solitude, l’espérance, l’espoir et Dieu
 
Extraits :
 
Thème de l'amour :
Cette nuit de noce, je l'attendais et la redoutais ; l'attendais car j'allais m'unir à l'homme que j'aimais et qui m'aimait : c'était une fabuleuse expérience, une sensation que je ne connaissais pas ; la redoutait car j'allais perdre un joyau que j'avais depuis ma naissance : ma virginité. De vierge pure et rare, j'allais devenir une femme comme les autres mais cela me donnait une possibilité de pouvoir donner vie à un autre être que moi et de pouvoir l'élever, lui apprendre mon savoir. Je ne voulais pas que la chaîne soit cassée après moi.
L'Amour, le grand, le vrai, est un enfant de bohème, on le rencontre une seule fois et il faut le garder à tout pris. Comme au poker, il faut attendre la fin de la partie pour savoir qui a gagné ou qui a perdu.
Je me suis retrouvée seule avec lui dans la chambre. (...)
Nous nous sommes rien dit, pourquoi tout se dire alors que je sais qu'avec toi je suis bien. C'est toi que je veux, c'est toi celui que j'attendais, je veux faire mon chemin avec toi. Notre amour nous protègera de tout, du temps qui égrène les sentiments aux quatre vents de la solitude qui gangrène l'âme. Notre amour est éternel et nos baisers dureront jusqu'à l'aube des jours et du temps.
 (...)
   
De cette rencontre, naquit une fille : Cat. Elle était désirée même si je ne pensais pas à l'enfant cette première nuit. Si l'amour physique est l'accomplissement d'un amour existant, l'enfant en est le digne aboutissement.
 
Thème de la mort :
(…) Je suis seule face à la mort. La faucheuse ne représente pas une finitude mais elle est nécessaire pour le renouvellement de notre espèce, ce n'est que le deuil de nos certitudes d'hommes prétentieux, immortels et supérieurs.
Pendant un temps, quand j'étais jeune, j'ai pensé que l'homme avait peur de la mort car il avait peur de rester avec lui-même dans un espace temps où il n'y a plus de temps. Il n'aime pas son moi, se rejette, se dégoûte, il a des peurs, des remords, des désirs inavoués et inavouables et il ne veut pas se voir lui-même alors il se jette dans le sport, dans le groupe où il se laisse entraîner par les autres. Dans la mort, il n'y a que son monde, son corps si musclé est poussière et sa voiture est au garage, son compte en banque bien au chaud à la banque, il n'a plus rien de ce qui le rassurait dans la vie.
Moi, j'ai de moins en moins peur de cette femme charmante, fidèle, patiente, douce, rapide (trop lente parfois), toujours habillée de noir, sans âme (elle n’en a pas besoin) avec une faucille à la main prête à l'action sans préjugé, sans racisme, tolérante et efficace.
Je ne regrette rien, j'ai balayé mes remords, mes soucis, je suis en symbiose avec mon moi. J'ai donné tout ce que j'avais à donner, j'ai beaucoup reçu. La vie n'est ni un fleuve tranquille, ni un chemin de croix plein d'épines, c'est le mélange des 2. C'est ce qu'on en fait. Le plus important c'est de pouvoir aimer, de pouvoir recevoir l'amour qu'on vous donne, de ne pas rester indifférente.
J'entends cette sœur aînée qui aiguise sa faux, impatiente, je m'en fous, j'en ai assez de me battre, je veux dormir, rejoindre définitivement ceux que j'aime.
(...)
 
La remise en question, le doute : réaction de Lucie face aux décès de Michel : son mari et de Cat : sa fille
Michel est décédé voici quelques semaines, à l'âge de 85 ans. (...) La moitié d'une vie entière qui part avec mon aimé. Je n'étais pas là mais chez Suzie, nous parlions de lui, du reste. Tout est allé trop vite. On m'a annoncé sa mort avec beaucoup de tact vu mon grand âge mais c'est bizarre, j'ai accueilli cette nouvelle avec sérénité comme si je savais  que pour moi bientôt cela serait la même chose. Peut-être, sur l'autre rive, prendra-t-il enfin le temps de se donner le temps .... Et de m'apprendre le bridge par exemple.
C'était le 2 septembre et il pleuvait à torrents. (...) Cette disparition m'a fait repenser à Cat, mon travail de deuil était terminé, je ne pleurais plus en regardant tes photos, en regardant des reportages sur le Tiers-Monde. Ton souvenir, mon cher ange, ce couteau qui a longtemps fait saigner mon cœur et mon âme, l'année qui a suivi ton décès, je me suis considérée comme privée de bonheur, de plaisir. Je ne lisais plus, je ne voyais plus Suzie, je ne sortais plus de chez moi mais le temps a fini par mettre un verrou à ma mémoire, une cloison entre mes émotions profondes, mon mal-être et mon désir de continuer, d'être heureuse sans toi. Mais je ne t'ai jamais trahie, ni oubliée, tu as été toujours avec moi, transparente mais bien présente dans mon cœur. Quand on sent la faux sur l'aiguisoir prête à fonctionner, on n'a plus peur de la mort car on sait qu'on ne va pas attendre encore très longtemps avant de retrouver nos chers fantômes.
Eh la mort, où as-tu emmené mon aimé ? Trop loin de moi, bien trop loin de mon cœur, de mon corps, de mes lèvres. Où as-tu emmené ma Cat, trop loin de mes bras, de mes yeux, de mon âme. Et moi, je reste, pauvre hère et je me fais si vieille....
 
Thème de la famille :
Revenons à la famille ! Dans celle qui nous intéresse, l'argent ne rentrait pas beaucoup. Son père était ouvrier et sa mère s'était arrêtée de travailler à la naissance de leur unique enfant : Lucie.
Ils vivaient, C'EST TOUT; ils touchaient tout de même quelques allocations juste pour pouvoir rester chez eux et avoir une voiture, être propriétaire de quelque chose semblait pour eux une marque de dignité. C'était une famille où il y avait malgré tout une joie de vivre, où l'on se mourrait pour un absent, un retardataire, où la flamme de la sérénité, du bonheur, celui indéfinissable, bien loin de la raison, du matérialisme et du "trop vouloir parce que c'est bien d'avoir", incendiait chaque seconde de leurs vies. Ils avaient des plaisirs simples, une vie de famille chaleureuse, réelle. Certaines soirées d'été, ils se promenaient pour voir ces ombres fantomatiques qui effrayaient Lucie et la fascinèrent plus tard. Ils étaient unis par le seul lien qui est valable au cours d'une existence : l'amour ; l'amour de l'autre pour ce qu'il est, chacun solidaire de l'autre. Quand le salaire était important (les primes pour Noël par exemple), ils s'offraient des cadeaux, ils mangeaient mieux et quand le salaire était bas, ils s'en contentaient sans se plaindre, sans faire la grève. Les voisins les aidaient le plus possible pour garder la petite ou pour le repas de fin d'année, c'était une vraie communauté celle qui résiste aux vents et aux marées.
Bref, elle vivait heureuse chez ses parents.
 
Mes idées : l'épilogue du roman :
Je ne donne aucune leçon dans ce roman mais je transmets mon message à celui ou à celle qui voudra bien me lire.
Aux amants, à tous ceux qui s'aiment, goûtez la minute présente comme si c'était la dernière sans se préoccuper des autres car dans votre amour, vous êtes seuls.
Aux jeunes, force du monde de demain, sel de l'humanité, apprenez à apprendre du temps qui passe, de tout et de tous sans haine, sans préjugé. Ayez l'esprit ouvert et clair et ne vous brûlez pas aux soleils artificiels de certaines poudres blanches qui ne font qu'enrichir ceux qui les vendent. Affinez-vous, sachez qui vous-êtes, sachez vous apprécier. Et puis, si vous avez le bonheur de rencontrer votre moitié, brûlez, consumez-vous pour elle dans une éternité positive, sensitive même si l'amour peut être mortel.
A ceux qui ne croient pas en Dieu, le but de tout être est d'être heureux et de pouvoir s'épanouir. Si vous trouvez en vous toutes les ressources pour vivre dans le respect de l'autre, de la nature et surtout de vous-même, je n'ai rien à vous reprocher. Aimer la vie même dans la nuit de son malheur ou de sa mélancolie, c'est aimer Dieu qui est Tout.
Et à Dieu, finalement, puisqu'il est la vie, aie pitié de notre fatuité, de notre orgueil, de notre insolence; comprends qu'il y en a d'assez matures et d'assez forts pour se passer de toi. Pardonne-nous de vouloir être éternels, nous le sommes de toute façon. Pardonne-nous de prendre par le meurtre ou le viol cette vie sacrée sans comprendre ton message d'amour et de paix.
Sois miséricordieux, ne vois pas que nos erreurs mais aussi nos pardons, nos regrets, nos remords et nos efforts pour changer. Toi, le Très Haut, sois indulgent avec ceux qui doutent car il est difficile d'avoir une relation avec un père qui n'est pas là et qui ne nous répond pas.
 
 
Ouvrage 2 : Chroniques de couples
 
•C’est un recueil de nouvelles sur le thème du couple publié aux éditions Publibook en 2007. Vous le trouverez aussi chez
   
•Dans cette dizaine d’histoires fictives, vous retrouverez ce qui se passe dans beaucoup de couples : la séparation, l’amour, les retrouvailles, l’attente, la mort de l’aimé(e)
•J’ai rajouté quelques poèmes originaux et des commentaires sur chaque histoire

Extraits :
1ère histoire :
Mon recueil de nouvelles commence par une histoire inspirée d’un film américain avec Jack N qui m’a beaucoup choquée (...)
Dans la relation entre Paul et Virginie, l’amitié était plus forte que l’amour. L’amitié est souvent une mise en contact pour pouvoir s’apprécier, se donner entièrement en toute connaissance de cause à cet autre qui n’est plus tout à fait un étranger. Mais pour passer de l’amitié qui est plus, selon moi, un code de l’honneur qu’un véritable engagement vers l’autre, n’est pas si simple. Je pense qu’il existe deux sortes d’amour. Le premier est purement physique, il prend sa source dans l’amitié et le deuxième plus profond est plus durable, moral : l’amour qui engage, celui qui est sérieux. On ne regarde plus l’autre comme le bon compagnon des mauvais jours, celui qui rend les réveils moins difficiles mais comme notre moitié, celui qui va tout partager, tout donner, tout prendre, tout apprendre de nous. L’autre n’est plus un tout mais un infini, une entité qui se construit, se fait et se défait et se refait en permanence à notre contact. Nous nous faisons, nous nous défaisons, nous nous refaisons à volonté. Il faut oublier soi-même et penser que notre couple fait une seule et même personne pour être heureux. Le physique est le digne aboutissement du moral mais s’il n’y a que le physique, si les lendemains ne sont pas discutés, le couple ne fonctionne pas ou tellement mal que ce n’est pas un couple mais une collaboration.
(…)
 
2ème histoire :
Le couple est composé d’un homme et d’une femme mais dans cette tranche de vie, ce sont les relations entre homme/femme qui m’ont intéressé et plus particulièrement les relations entre les hommes qui n’aimaient pas les femmes sans être gay et les femmes. Sa haine des femmes vient de son enfance et de comment il percevait sa mère donc nous retrouvons le couple.
Il adorait son père qui avait réussi, qui le complimentait, le regardait avec fierté et détestait sa mère et, à travers, elle, toutes les autres femmes. Quel est le rôle d’une mère (tel que je l’entends pas tel qu’il est aujourd’hui) ? Elever son enfant, être présente quand il fait son premier pas, quand il a peur, quand il doute, quand il a un questionnement sur la vie ou sur quelque chose d’autre, lui parler, beaucoup lui parler, le consoler. Il faut qu’elle lui apprenne la valeur des choses, la compassion, l’empathie, la différence entre le bien et le mal. Avec le père, elle doit lui apprendre à être un homme responsable, respecté, droit et honnête donc elle doit être autoritaire mais juste. Ces femmes qui travaillent n’ont pas le temps et c’est compréhensible mais faire un enfant est un choix de vie.
 
3ème histoire :
(...) Notre 3è héros a aimé une femme qui lui a rendu son amour mais il a rencontré une autre femme qui l'a séduit et il est parti avec elle. Parfois, les sentiments brouillent la vue et nous empêchent d’être objectifs et humains. Il faut doser réflexion et sentiment en permanence avant de décider. L’amour détruit quand il est poussé à l’extrême car il rend souvent aveugle : il perturbe notre conscience et sans conscience nous devenons facilement esclave de l’autre. On ne peut dire non de peur que cet amour s’en aille, on accepte d’être traité comme un chien toujours par amour. Ou alors, l’amour détruit quand il devient possessif : l’autre n’est pas esclave mais on l’empêche d’exister ailleurs que dans son propre regard ; quelque part, c’est tout de même une forme d’esclavage doré. De plus, on ne voit plus ce que ressent l’autre, ce qu’il est, ce qu’il veut. Partage-t-il encore cet amour tel qu’il le vit aujourd’hui ? Et quand cet autre se rebiffe et s’en va, on ressent un tel sentiment de frustration, d’incompréhension et de solitude que soit on tombe dans la déchéance soit on supprime l’autre (pour qu’il n’appartienne à personne d’autre). (…)
 
4ème histoire :
Cette histoire est ma préférée, elle a été inspirée d’un roman : Tango à Brooklyn. L’amour n’a pas d’âge et il est éternel. Quand les cheveux blancs se mélangent avec des cheveux blonds dans un lit d’amour et quand cela dure une vie ou au moins quelques années, nous pouvons être fiers de notre humanité.
(…) La vie est une fabrique de souvenirs. Les souvenirs sont utiles pour espérer et pour vivre malgré tout (sa solitude, son mal, etc). Nous avons besoin de se sentir aimé dans le regard de l’autre, on aime quand on est aimé, on ne donne qu'en proportion de ce qu’on reçoit. L’âge n’a aucune importance en amour car la qualité humaine du regard, ce qu’on ressent dans l’autre, ce qu’il vous dit n’est pas proportionnel avec l’âge. Une vie sans amour ne vaut pas la peine d’être vécue et si à plus de 60 ans, un regard de 20 ans vous dit : je t’aime, pouvons-nous refuser de lui répondre ? L’amour inter-génération existe, j’en suis persuadée.
Quant au coup de foudre, je pense qu’il existe mais qu’il est très rare mais tout est possible en amour !
 
5ème histoire :
Dans cette 5è nouvelle, le véritable amour est celui qui se donne au-delà des apparences (vieux/jeune/pauvre/riche), qui se reçoit. Mais on peut aussi aimer sans retour car avouer son amour peut créer des dissensions, des cassures, des rejets, des brouilles familiales, il peut briser des relations sociales. Alors, on le laisse cacher au fond de son cœur : puit inviolable et insondable. L’autre vit à côté de vous sans rien savoir de vos sentiments donc vous ne pouvez pas partager avec l’autre. Cet amour, vous l’avez ancré dans votre cœur, il est votre ciel, il est votre vie, il est votre vidange. Mais le plus grand amour reste celui qui dure après la mort, rien n’est plus beau que d’être fidèle à son aimé(e) même en son absence (on n’est jamais libéré d’un amour). C’est l’arme la plus puissante et la plus belle contre la mort et l’oubli qui est une forme de mort et aussi contre le diktat de la société. Cette nouvelle célèbre donc un amour par delà la mort, par delà les conventions sociales et par delà le temps : le pire ennemi de l’amour.
(…) Aimer n’est pas se perdre dans l’autre mais fusionner avec lui : chaque partie reste elle-même tout en étant dans l’autre : comme l’acteur et son personnage (quoique le parallèle soit un peu saugrenu). L’acteur doit rester lui-même tout en jouant un autre. Il se sert de ce qu’il a en lui pour faire vivre un personnage de fiction né d’un papier.
 
6ème histoire :
J’ai une approche de la mort bien particulière. Je crois que la mort n’est que la continuation de la vie, la vraie vie, celle qui se rapproche le plus de la Vérité car dénuée de tous sentiments, tous préjugés, tout jugement, nous restons avec nous-mêmes seul dans un monde qui nous ressemble. C’est difficile pour un être humain d’évoluer sans le regard de l’autre, sans compliments, sans conseils, sans rien. Dans notre société, nous avons pris la mauvaise habitude de toujours se référer à l’autre pour modèle, pour bouc émissaire ou autre chose. Mais nous nous sommes oubliés. La solitude et l’individualisme sont des luxes que peu de personnes ont le courage ou l’intelligence de bien pratiquer. Comme nous sommes étrangers à nous-mêmes, la mort nous fait forcément peur.
(…)
La mort a fait couler beaucoup d’encre, a souvent été le thème de magnifiques poèmes comme ceux de RILKE. Vous trouverez à la fin de ce recueil deux poèmes de ma composition et peut-être que vous regarderez cette dame en noir avec un oeil plus juste et moins larmoyant…(…)
 
7ème histoire :
Je suis toujours allée jusqu’au bout de mes entreprises et ma nouvelle héroïne a suivi mon chemin. Tout le monde connaît l’adage : quand on veut on peut. Je rajoute par expérience qu’il faut donner le temps au temps, que tout vient à point à qui sait attendre. Dans notre société de rendement, de productivité, nous nous faisons beaucoup de mal à vouloir travailler à un rythme supérieur à notre propre rythme. Devant cette "robotisation", l’homme cherche son bonheur où il peut et surtout comme il peut. Si ce n’est pas punissable par la loi, ni dangereux pour les autres et nous-mêmes, je conseille à tous mes lecteurs d’aller jusqu’au bout de leurs rêves, de ne jamais laisser passer une occasion de se faire plaisir car la vie est souvent très courte beaucoup plus courte que vous l’imaginez. C’est une nouvelle sur la recherche du bonheur, la recherche d’un idéal. Si elle était restée avec son mari qui la détestait, elle aurait gâché sa vie et avec tout ce qu’elle a pu vivre, cela aurait été dommage… Mais il faut savoir attendre quelquefois plusieurs années pour que vous ayez l’opportunité de faire ce que vous voulez…(…)
 
8ème histoire :
Je l’ai déjà dit et j’en ai fait le thème de cette histoire, quand un sentiment est ressenti de manière excessive, il peut devenir un danger pour nous-mêmes et les autres. L’autre ne nous appartient jamais et aimer c’est comprendre que si l’autre est heureux avec vous aujourd’hui, il se peut que demain il ressente ce besoin avec un autre. Respecter cette liberté, accepter que l’autre puisse changer et pas en bien, c’est cela, véritablement, aimer. Aimer c’est aussi pouvoir, non pas oublier car on n’oublie jamais rien mais pardonner. C’est quelquefois très dur, il y a des séparations qui font mal surtout à notre orgueil. Pour qu’il reste avec nous, nous avons su lui donner ce qu’il lui fallait ; il est parti, nous pouvons donner des châtaignes à son remplaçant, tout casser mais nous sommes toujours obligés  de laisser faire le destin. C’est lui qui nous commande. Monique, notre tueuse, est fautive doublement. Elle a été trop possessive, elle a trop profité de la pseudo faiblesse de sa compagne pour avoir main mise sur elle.
 
9ème histoire :
Je n’ai pas voulu finir ce recueil sans parler du diktat de la société et des relations sociales. Si nous avons besoin du regard de l’autre pour nous révéler et nous épanouir, ce regard peut aussi nous déformer, nous rendre une image tellement fausse de nous-mêmes que nous arrivons à nous croire fautif ou inférieur ou nous obliger à nous mentir. Nous mentir à nous-mêmes pour pouvoir faire bonne figure dans cette société qui ne tient absolument pas compte de l’individu en tant qu’être moral et souffrant. Notre pseudo liberté est emprisonnée dans de multiples codages de la société, dans la volonté de nos parents. L’homosexualité est mal reconnue dans certains milieux même si nous sommes tous obligés, par hypocrisie, de la tolérer. La société judéo-chrétienne prône la famille avec des enfants et un père et une mère et un dogme dit que le bonheur sans Dieu n’existe pas.
 
10ème et dernière histoire :
En écrivant ma dernière histoire, j’ai essayé de répondre à cette question : pourquoi, au bout de tant d’années, des êtres se sentent de se séparer alors qu’ils avaient tout pour être heureux ou plus logiquement, peut-on aimer une personne toute une vie ? Je mets en scène quelqu’un qui vit une passionnante vie de solitaire après une amoureuse vie de couple. Quand un couple se sépare c’est parce qu’il y a eu un manque quelque part, une incommunication. Mais quand l’autre s’en va, il faut bien continuer à vivre. La solitude a du bon pour se ressourcer, décrasser la machine et la remettre en route en douceur, elle peut vous apporter la sérénité et la tranquillité de l’esprit. (...)


Ouvrage 3 : Recueil de poèmes et autres  pensées
    
 
 J’écris des poèmes depuis l’âge de 10 ans. Un recueil de tous mes poèmes sera publié courant 2013.
Ils parlent des mêmes thèmes que dans mes écrits mais principalement de l’amour, la mort, le mois de mai, la nature et de Dieu.
Je ne me suis pas du tout inspirée de mes poètes préférés comme RILKE, HUGO, PREVERT ou PESSOA.

Vous trouverez mes poèmes en ligne dans ce site. Sachez que je publie toutes les années un nouveau recueil de poèmes.
 
                Ouvrage 4 : Tout ou rien
    
Je l'ai écrit en 2007.
Vous le trouverez chez
   
 
C'est une histoire policière. Il n'y a pas d'intrigue, tout est basé sur la psychologie des personnages.

Les thèmes principaux sont l'amour, la haine, la jalousie, la mort.   
  
  Extraits :

Elle s'appelle Lucie.
Son cœur saigne encore et toujours des éclats de lui.....lui, son mari tué de la main de celle qu'elle avait aimée....et quittée pour lui. Depuis que le marionnettiste avait coupé les ficelles, elle n'a plus pu être heureuse. Maintenant âgée de plus de 90 ans, son deuxième mari est décédé hier, ses enfants sont loin, elle entend dans le bruit du silence, madame la faucheuse qui l'appelle. Sa mémoire est intacte et moi je connais son histoire et je vais vous la conter.
 
En une fraction de secondes, sa vie avait basculé et changé du tout au tout. Et tout ça, à cause de cette femme, son premier amour : Monique.
 
Ses parents étaient des agriculteurs de père en fils. Leur domaine, si on pouvait appeler ce lopin de terre un domaine, se constituait d'une grange, d'une maison et d'un terrain. Celui-ci n'était pas très grand, juste de quoi faire un jardin, avoir un poulailler, une dizaine de vaches (10 exactement). Les poules donnaient des oeufs et de la viande, les vaches, du lait et le jardin, des légumes et des fruits, tous ces produits, ils les revendaient au marché et les consommaient. Il faut dire que la vie était dure et qu'ils avaient une fille à élever (notre Monique).
La maison était bien construite en pierre de taille. La première fois que Lucie est rentrée, elle a été étonnée par l'épaisseur des murs. Ils gardaient la chaleur de l'été mais l'hiver, il faisait froid et il fallait se chauffer au fuel et au bois. Cela coûtait cher et c'était une dépense nécessaire. Les murs n'empêchaient pas l'humidité de rentrer dans les pièces, d'envahir les draps. L'hiver et une partie de l'automne et quelque fois du printemps, la cheminée et/ou le poêle chauffait dur et donnait à la bâtisse une atmosphère d'un autre âge, conviviale et feutrée. La cuisine et les chambres étaient les seules pièces chaudes et c'est donc là qu'ils vivaient le plus souvent. Le salon n'était utilisé que très rarement, pour recevoir, la TV était dans la cuisine ainsi que le téléphone. Personne ne venait les voir quand il gelait à pierre fendre et c'était tant mieux car ils n'avaient pas envie de recevoir. Les chambres se trouvaient à l'étage, la cuisine et le salon au rez-de-chaussée comme dans beaucoup d’autre maison campagnarde. Les pièces étaient grandes et donc difficiles à chauffer. L'étable propre et vaste était contiguë à la maison, on pouvait y rentrer par la cuisine.
Ils étaient travailleurs et ne se plaignaient pas, assez sages pour accepter ce qu'ils avaient sans en demander plus. Les animaux étaient bien tenus, le foin était renouvelé chaque jour et tout était recyclé : le fumier, c'était de l'herbe et du foin pourri ce qui fait un excellent engrais pour les plantes et les légumes (surtout les légumes). Si Monique avait moins détesté cette maison et ses habitants, elle aurait pu y trouver un bonheur pauvre mais serein, tranquille. Sa mère lui faisait horreur avec ses blouses, son sourire niais, cette façon d'éviter toutes disputes et tous conflits, cette résignation devant ce qui se passe. Son père lui était indifférent, elle ne le voyait pour ainsi dire pas. Pourtant, il était brave et affectueux avec elle, même si les derniers temps, il savait à qui il avait à faire. Lucie écoutait son amie, sa seule amie lui parler de sa voix forte. Les horreurs qu'elle proférait, peu lui importait puisqu'elle était avec elle, elle se sentait en sécurité. Quand on est très jeune et quand on s'amourache d'un être, on ne voit pas ses défauts et après, c'est trop tard, beaucoup trop tard....
 
Monique était bien différente de Lucie. Elle était brune alors que Lucie était blonde, elle était forte autant que son amie était frêle, elle était laide alors que Lucie était plutôt mignonne avec ses grands yeux bleu pale et ce visage de poupée. Les différences ne portaient pas que sur le physique mais sur la manière d'être. Monique avait le verbe haut, elle commandait, elle était violente mais aimait rire, savait dire une parole de réconfort, elle était fidèle dans ses amitiés et dans ses haines. Les mots avaient l'air d'avoir un sens pour elle, elle ne semblait ni hypocrite, ni méchante à l'époque des premières années au collège. Lucie était réservée, parlait peu, c'était une contemplative qui réfléchissait beaucoup.
Elle avait un esprit plus lent que celui de son amie mais elles étaient toutes deux considérées comme de bonnes élèves. Elle s'est toujours fait beaucoup d'illusions sur cette amie, elle ne changera jamais se mettait-elle à penser, notre amitié et plus tard notre amour durera toujours mais la vie a montré qu'elle s'est trompée sur toute la ligne. Avec le temps, Monique est devenue monstrueuse, autocrate, agressive, despotique et méchante. Aujourd'hui, elle regrette d'avoir donné sa virginité à ce monstre froid et sans âme. Pourquoi est-il impossible de revenir en arrière ? Pourquoi n'existe-t-il pas de dimension pour ceux qui ne veulent plus se rappeler, un temps neuf, vide de passé ? A quoi sert la mémoire si elle ne sert qu'à se rappeler des souvenirs qui vous font mal ?
 
Mais revenons au tout début, à leur jeunesse.
 
C'était un grand jour pour Monique. Cette année, elle rentrait en 6ème dans un nouveau collège où elle allait retrouver la plupart de ses copines (elle n'avait pas de copains). Ses parents étaient fiers d'elle. Leur fille si extravertie, si intelligente allait faire une belle carrière, eux qui n'avaient pas dépassé le BAC ! Ils avaient beaucoup de projets pour elle : elle reprendrait la ferme, la ferait prospérer, ils pourraient se reposer dans le midi, au chaud. Eux aussi, ils allaient déchanter. Monique n'aimait pas les animaux, elle jetait des grains aux poules en dégoûtée et elle faisait mal à la bête quand elle tirait le lait du pis de la vache, elle était trop brusque pour cela. Au début, ses parents crurent que comme elle était jeune, les travaux à la ferme l'ennuyaient, qu'elle était faite pour gérer, faire prospérer. Mais avec les années, ils aperçurent qu'elle n'aimait pas animaux et qu'elle était sadique avec eux. Les seuls moments qu'elle appréciait à la ferme, c'était quand son père tuait le poulet ou le lapin. Voir le poulet sans tête courir partout sans savoir qu'il était mort et qu'il allait être mangé la faisait beaucoup rire ; entendre le craquement du cou du lapin la mettait en joie. Ces joies malsaines déplurent à son père mais comme sa mère la mettait sur un piédestal, il ne dit jamais rien.
Monique était réfractaire au silence et à la quiétude de la campagne, elle voulait le bruit, la fureur et les conflits de la ville, du groupe. Elle a toujours su ce qu'elle voulait et a toujours su comment l'obtenir. Sa gentillesse n'était pas toujours feinte surtout avec sa Lucie mais on ne savait jamais ce qu'elle pensait. Les larmes et les supplications des autres ne la dérangeaient pas, Cela l'excitait. A l'époque de la rencontre avec Lucie, cette perversité se cantonnait aux animaux, n'allait pas vers les gens mais au fond de son cœur, elle existait bel et bien et ne demandait qu'un déclic pour surgir et s'épanouir au grand jour. Ce déclic, elle l'eut beaucoup plus tard.
 
    (...)
 
L'amour de Lucie était fait de sensations, de caresses tandis que celui de Monique était plus physique, plus charnel. Sa violence s'exerçait dans tout ce qu'elle faisait et elle ne cherchait pas à en faire baisser l'intensité. A part quelque geste, rien ne se passait, elles n'osaient pas se déclarer. Puis après la réussite de leur BAC, elles s'en allèrent dans une autre ville faire des études de comptabilité pour ouvrir un cabinet d'expert comptable, c'était la grande idée de Monique qui avait une idée derrière la tête comme toujours. Elles ne quittèrent rien, Lucie parce qu'elle ne possédait rien et Monique parce qu'elle détestait la maison familiale et ses parents, partir était son rêve depuis longtemps. Lucie avait suivi sa grande amie comme un chien suit son maître. Les parents de Monique étaient aux anges, elle avait son BAC et allait poursuivre dans une grande école à Paris, ils attendirent des lettres qui ne vinrent jamais mais (...).
 
                Ouvrage 5 : Mathieu, pour toujours
 
 
 Je l'ai écrit en 2008.
Vous trouverez ce roman
 
C'est une histoire d'amour entre deux enfants de la DASS qui, après une existence difficile et parsemée de galères, se rencontrent, s'apprivoisent, s'aiment et se marient. L'un beaucoup âgé meurt mais l'autre apprend à vivre sans l'être aimé, forte d'un capital d'amour, de générosité. Un livre plein d'espoirs, d'amour, de vie et d'humanité.
 
En voici le début :
  
Les couchers de soleil sont magnifiques en cette époque de l’année.
 
Voilà 20 ans, que, chaque soir, je me mets à la fenêtre de mon salon pour regarder ce spectacle magique. Mon soleil s’est définitivement couché il y a 20 ans. Le seul homme que j’ai aimé disparaissait à cette époque. Je ne l’ai pas oublié, cet homme fort, fier qui m’a prise pour femme malgré mon inexpérience, mon jeune âge.
 
Les mots ne peuvent pas tout traduire, surtout un amour comme celui-là. Rien ne nous est dû. Si la vie est un cadeau irremplaçable. L’amour en est un aussi précieux, il nous humanise, il nous sublime. Il nous fait toucher la Vérité, il nous oblige à nous dépasser. L’amour n’est pas synonyme de conscience. Le ressenti ne se situe pas au même endroit que l’intelligence. Il se ressent, ne s’explique pas, ne peut se mettre en statistiques. Il se vit, se défait et se refait chaque jour.
 
Non, ma première rencontre était encore un souvenir, nous allons dire : presque récent. C’était mon employeur, il m’a tout de suite plu. Après, je l’ai beaucoup observé, en amoureuse prudente, je cherchais à voir si c’était le bon, si mon cœur faisait le bon choix. Et puis, oh merveille ! , il me l’avait dit lors d’un entretien que lui aussi était tombé amoureux de moi. Alors nous avons commencé à faire des projets ensemble, l’oiseau de l’amour est venu faire son nid dans nos deux cœurs et, à mesure que nous tournions les pages du livre de la vie, les branchages sont devenus de plus en plus solides, de plus en plus inébranlables, ils faisaient face comme un seul bloc aux médisances (vu notre différence d’âge, la richesse de mon mari, etc.), aux jalousies… à la vie, au temps. Longtemps, nous n’avons pas couché ensemble. Nous avions l’impression que cet amour se flétrirait si nous faisions l’amour, que notre amour était trop grand, unique et rare, donc à protéger, à faire durer.
 
Il ne m’a pas donné d’enfants mais peu m’importait, je vivais dans son ombre, la main dans sa main, le cœur dans son cœur, les yeux dans ses yeux. Deux « je » avaient fusionné pour ne former qu’une seule personne, nous étions DEUX.
 
Si demain je ne vois pas l’aube nouvelle, si le fil arrête d’être filé, je ne serai pas malheureuse car j’aimais et j’ai été aimée. Je resterai dans la mémoire de mes proches. C’est l’oubli qui tue, pas la mort, la mort n’est qu’un passage….. L’être humain cherche son éternité, mais il est trop bête pour savoir qu’il l’a déjà par tout ce qu’il a fait, tout ce qu’il a écrit, composé, par ses enfants et tous ceux qui peuvent parler de lui.
 
Je m’appelle Lucie et je vais vous raconter mon histoire.
 
                         Ouvrage 6 : le problème de Paul 
 
Ecrit en 2013, il est édité chez Edilivre. Il est à présent dans le réseau des bibliothèques de Grenoble et aussi en vente chez décitre à Grenoble. 
      
Cette fois-ci, j'aborde le thème de recherche de soi et de comment trouver le bonheur dans la société d'aujourd'hui. Paul est un garçon qui a une double personnalité. Longtemps, il se bat contre une partie de lui-même qu'il rejette. Il finit par tout quitter, par partir loin de chez lui. Dans la solitude, sur les routes, il se trouvera, saura qui il est vraiment. Et il en paiera le prix.
Bien sûr, d'autres sujets sont traités comme le couple, les relations père/fils, l'amour, la mort, l'adolescence.
 
Pour un extrait, voir la page édilivre consacrée au livre :
 
 

 
En 2012, j'ai écrit un 2e recueil de nouvelles sur le thème du mal. En ce moment,  il est en phase de relecture et correction (qui dure en général quelques mois). 
 
 
Si vous voulez :
~ en savoir plus sur mes écrits : en lire plus d'extraits,
~ me contactez sur mon métier d’écrivain,

 
Je vous laisse mon adresse mail :

 
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Pierre-Louis 07/10/2010 15:15


Bonjour,
J'ai vu que tu recherches des personnes pour lire ton nouveau roman (message de Sylvia Da Luz de la communauté "manuscrits en ligne (romans)").

Je veux bien me prêter à ce genre d'exercice si tu veux bien.

Cordialement.

Pierre-Louis.


Poete enragé 03/05/2010 14:53


Merci pour ces découvertes et pour ces textes. Je prendrai le temps de bien découvrir votre univers et mieux l'apprécier. Merci encore pour votre passage et à bientôt

Alex


cathy hune 04/05/2010 10:34



Bonjour,


Tes commentaires seront toujours les bienvenus. Je n'ai pas vu de liens vers mon blog dans le tien......


A bientôt !


Cathy